Le trading, en chiffres

Avant d’expliquer les motivations du trader, il est important de considérer la statistique suivante :

Environ 10% des traders actifs sont ceux qui ont atteint leur seuil de régularité. La courbe de croissance de leur capital est régulière et les pertes qu’ils subissent ne dépassent pas les limites de tout système de trading maitrisé.

Parmi les 90% restants, il y a ceux qui réussissent pendant une période et se trouvent confrontés à une lourde perte. Leur courbe de capital est comme une montagne russe avec des montées régulières et des précipices profonds. Ils ne savent pas garder l’argent qu’ils gagnent et représentent à peu près 40 à 50% des traders.

Enfin, il y a ceux qui perdent avec régularité pour quelques gains de temps à autre. Ils sont 30 à 40% qui fournissent aux 10% qui gagnent la plupart de leurs revenus de trading.

Cela posé, revenons aux motivations qui poussent des personnes à se lancer dans l’aventure difficile des marchés financiers.

Les motivations du trader

Outre les motivations matérielles : gagner de l’argent et atteindre l’indépendance financière pour ne plus être subordonné à un patron ou à une hiérarchie quelconque, changer d’activité professionnelle, pouvoir travailler de chez soi et de n’importe où dans le monde, se constituer un patrimoine en gérant son capital et le faisant fructifier régulièrement, etc. Il y a aussi la part inconsciente et cachée qui, peu à peu, se révèle dans les opérations initiées et l’attitude du trader face aux résultats.

Le rôle de l’ego est prépondérant  » Ego et affirmation de soi « , s’agit-il de relever un défi, de se prouver qu’on peut dominer le marché ? Cela peut être un levier positif parfois, mais aussi amener à un excès de confiance et à une vision subjective de l’interprétation qu’on fait de ce que l’on voit. On développe alors un sentiment d’omniscience et d’omnipotence qui, à terme, affute la lame du couperet qui finira par trancher de nombreuses têtes.

Le pire scénario, et je l’ai observé souvent, est celui de l’autodestruction inconsciente. Il se rapporte à un besoin d’attirer l’attention en s’apitoyant sur son mauvais sort. Le marché devient alors une personnalité à part entière qui s’oppose continuellement à nos prises de décisions.

Devenir un héros ou une victime sont deux travers principaux qui parasitent les possibilités du trader et il ne s’en rend pas toujours compte au bon moment !

C’est pourquoi il est indispensable pour tout aspirant au trading d’avoir connaissance de ces éléments et des motivations profondes qui l’animent avant de se jeter dans l’arène.

Le Trading n’est pas pour tout le monde

J’ai remarqué que de nombreuses « écoles de trading » ou formateurs ne mettent pas assez l’accent sur l’énorme incidence psychologique et émotionnelle qu’implique cette activité. Savoir pourquoi on trade et pouvoir se remettre en question est d’une importance capitale.

Il est même possible de devoir accepter à plus ou moins brève échéance que nous ne sommes pas fait pour cela. Il est ici question de notre confort de vie et de celui de nos proches.

En résumé, pour pouvoir espérer toucher à cette liberté totale que peut procurer le trading, il est fondamental de cerner parfaitement en premier lieu ce qui nous a conduits à vouloir, puis comprendre comment pouvoir.

Ce processus doit toujours être actif en tâche de fond. Il sert de garde-fou et permet aux traders débutants comme aux plus aguerris de faire face aux difficultés qui sont inhérentes à l’environnement dans lequel ils tentent d’évoluer vers une sorte d’accomplissement de soi.

Jesse Livermore disait :

Celui qui a raison a toujours deux alliés à ses côtés : les conditions de base et tous ceux qui ont tort.

À méditer…

© 2016 Francis Keyvan